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PIB vaudois : fort rebond de la croissance attendu en 2018

17 janvier 2018 - Après un tassement en 2017, une accélération de la croissance vaudoise se dessine pour 2018. L’an dernier, la progression du PIB du canton a été limitée à 0,8% par la faiblesse du premier semestre et un effet de base lié à des révisions de statistiques. Pour cette année, une croissance de 2,4% est prévue, grâce à l’amélioration de la conjoncture mondiale et à un franc plus faible. Selon les dernières prévisions calculées par le CREA et publiées par la BCV, l’Etat de Vaud et la CVCI, la hausse du PIB devrait rester solide l’an prochain, à 2,0%.

La bonne dynamique conjoncturelle dont bénéficie le canton de Vaud s’observe également dans l’évolution des indicateurs de l’activité dans les branches suivies par la Commission Conjoncture vaudoise, dans le baromètre conjoncturel du CREA ou dans la baisse du chômage. Elle est alimentée par l’amélioration du contexte international, qui concerne aussi bien les pays émergents que les Etats-Unis ou la zone euro. De plus, l’euro a regagné du terrain par rapport au franc, avec une appréciation de près de 9% en 2017. Enfin, en Suisse et dans le canton, le secteur tertiaire s’est remis de sa baisse de régime du début de l’an dernier. A plus long terme, la confirmation par le Conseil d’Etat de l’entrée en vigueur en 2019 du volet vaudois de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III vaudoise) constitue une bonne nouvelle pour l’économie du canton.

Comme l’ensemble de l’économie suisse, le canton semble donc en passe de se remettre du choc de l’abandon du cours plancher de l’euro par rapport au franc en janvier 2015. La croissance vaudoise est d’ailleurs en ligne avec celle de l’ensemble du pays: 0,8% pour la première contre 1,0% pour la seconde en 2017, puis respectivement 2,4% et 2,3% en 2018, et 2,0% et 1,9% en 2019. L’environnement conjoncturel n’est cependant pas entièrement dégagé. Les facteurs d’incertitudes sont toujours nombreux et le risque d’un affaiblissement de la dynamique conjoncturelle mondiale ou d’une remontée du cours du franc existe. Sur le plan international, il faut notamment mentionner la procédure de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), la normalisation de la politique monétaire aux Etats-Unis et celle à venir dans l’UE ou encore les foyers de tensions géopolitiques. Sur le plan suisse, une certaine incertitude est présente dans l’évolution des relations avec l’UE.

Au niveau des branches, une fois n’est pas coutume, la conjoncture a principalement bénéficié en 2017 du soutien des activités industrielles, soutien qui, sans être prépondérant, restera important en 2018. Ainsi, la chimie-pharma et l’industrie des machines affichent pour l’an dernier comme pour cette année une croissance marquée (au-delà de +2%). D’autres branches devraient voir leur situation s’améliorer. Après une croissance modérée en 2017 (entre +0,5% et +2%), les services financiers, les activités immobilières et les services aux entreprises, ainsi que la construction, devraient voir leur activité se développer à un rythme marqué en 2018. Une amélioration encore plus prononcée est attendue dans les services publics et parapublics, les transports et les communications, ainsi que dans le commerce. En stagnation l’an dernier (entre -0,5% et +0,5%), ces branches pourraient connaître une croissance marquée cette année.

Egalement en stagnation en 2017, l’industrie alimentaire pourrait afficher une croissance modérée en 2018. A l’inverse, après une hausse marquée de sa valeur ajoutée l’an dernier, un tassement de l’activité et une croissance modérée sont prévus pour cette année dans l’hôtellerie-restauration.

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