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PIB vaudois: la reprise pourrait s’accélérer l’an prochain

6 octobre 2021 - Avec la détente sur le plan sanitaire et la levée de nombreuses mesures de protection en Suisse, les conditions continuent de s’améliorer pour l’économie vaudoise. Les dernières prévisions de croissance ont été revues à la hausse, passant de 3,1% à 3,2% pour 2021 et de 3,2% à 4,1% pour 2022, selon les données du CREA publiées par la BCV, l’État de Vaud et la CVCI. Le produit intérieur brut (PIB) vaudois devrait ainsi retrouver cette année son niveau de 2019. Le degré d’incertitude reste toutefois élevé, en raison notamment du risque de l’apparition de nouvelles souches du virus Sars-Cov-2 compliquant la maîtrise de la pandémie.

Les indicateurs avancés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) indiquent une poursuite de l’expansion dans les principales économies de la planète, telles que les États-Unis, la zone euro ou la Chine. En juillet, le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour les économies industrialisées. Les progrès de la vaccination et le net assouplissement des mesures de protection dans de nombreux pays soutiennent notamment la consommation. Cependant, la vigueur de la reprise et des goulets d’étranglement hérités de la crise du COVID-19 conduisent par endroits à une hausse de l’inflation, comme aux États-Unis où elle s’inscrivait en août à plus de 5% en rythme annuel.

En Suisse et dans le canton, après une remontée en été, le nombre de nouvelles contaminations a de nouveau fléchi. La plupart des mesures de protection encore en vigueur ont été levées ou remplacées par la présentation d’un certificat COVID. Cela a permis à diverses activités de retrouver une relative normalité. Avec des bémols concernant certaines branches, à l’image notamment du tourisme qui souffre toujours de l’absence des hôtes étrangers. Sur le plan national, le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) prévoit une croissance de 3,2% pour cette année et de 3,4% pour l’an prochain. Autre signe de reprise: en Suisse comme dans le canton, le nombre de places vacantes est en hausse.

Ces prévisions doivent être considérées avec prudence en raison du degré d’incertitude toujours élevé. Notamment, le risque d’apparition de nouveaux variants plus contagieux du virus Sars-Cov-2 menace de compromettre ou de retarder la maîtrise de la pandémie. Le niveau d’endettement de certains pays pourrait également freiner la reprise. Sur le plan suisse, d’autres facteurs de risque résident dans la possibilité d’une appréciation du franc en tant que valeur refuge ou dans l’incertitude liée à l’évolution des relations avec l’Union européenne (UE). Enfin, les discussions sur un impôt minimal mondial pour les entreprises constituent une autre source d'incertitude.

Au niveau des branches, après une année 2020 difficile ou très difficile pour une majorité d’entre elles, plusieurs devraient afficher cette année et l’an prochain une croissance forte (plus de 2%): la chimie-pharma, le commerce, l’hôtellerie-restauration, ainsi que les activités immobilières et les services aux entreprises. Dans les services financiers, une croissance modérée (de 0,5% à 2%) est attendue en 2021 et en 2022. Les transports et les communications pourraient connaître une croissance modérée cette année et forte l’an prochain. À l’inverse, après un fort rebond en 2021, les services publics et parapublics pourraient voir leur croissance se modérer en 2022. Un repli de l’activité est également possible dans l’industrie des machines et l’horlogerie: un repli modéré (entre ‑0,5% et ‑2%) en 2022, après un fort rebond en 2021. Dans la construction, une stagnation (évolution entre ‑0,5% et +0,5%) est attendue l’an prochain, après une croissance modérée cette année.

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