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PIB vaudois: la croissance ralentit, mais reste dynamique

19 janvier 2022 - Après un fort rebond en 2021, avec une croissance de 4,5%, l’économie vaudoise perd un peu de son élan. La hausse de son produit intérieur brut (PIB) devrait s’inscrire à 3,6% cette année, un rythme solide, mais en repli en raison de la baisse de régime de la conjoncture mondiale, des perturbations des chaînes logistiques et de la dégradation de la situation sanitaire sur le plan mondial depuis le début de l’année. Selon les dernières prévisions du CREA, publiées par la BCV, l’État de Vaud et la CVCI, la croissance pourrait à nouveau fléchir en 2023, à 1,9%. Le degré d’incertitude reste très élevé; notamment, à court terme, l’évolution de la situation en lien avec la propagation du variant Omicron est difficile à anticiper.

La troisième année de la pandémie de COVID­­‑19 a débuté sous tension. Malgré les progrès de la vaccination, le monde connaît une nouvelle flambée de contaminations par le virus Sars-Cov-2, d’abord alimentée par le variant Delta puis par le variant Omicron. En parallèle, la conjoncture mondiale est freinée par des perturbations dans les circuits logistiques; cela a aussi conduit à une hausse de l’inflation, en particulier aux États-Unis (+4,7% en moyenne en 2021) ou dans la zone euro (+2,6% selon les premières estimations). En Suisse, la hausse du franc a tempéré ce phénomène et le renchérissement annuel moyen s’est inscrit à +0,6%.

Si elles restent favorables, les perspectives sont moins bonnes cette année que l’an dernier. En décembre, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) tablait sur une croissance mondiale passant de 5,6% en 2021 à 4,5% en 2022 et à 3,2% en 2023. Sur le plan suisse, les prévisions du Secrétariat d’État à l’économie (SECO) portent sur une hausse du PIB de 3,3% en 2021, de 3,0% en 2022 et de 2,0% en 2023. Avec une croissance estimée à 4,5% l’an dernier, à 3,6% cette année et à 1,9% l'an prochain, le canton de Vaud se compare ainsi favorablement. Les difficultés dans des activités telles que l’hôtellerie-restauration, touchées par les mesures de protection toujours en place ou par le faible nombre de touristes étrangers, montrent toutefois que, d’une branche à une autre, la situation n’est pas uniforme.

Les prévisions doivent être considérées avec prudence en raison du degré d’incertitude élevé. Alors que le variant Omicron se propage dans le monde, menaçant de perturber l’activité économique, le risque de voir apparaître d’autres variants du virus Sars-Cov-2 compromettant ou retardant la maîtrise de la pandémie reste présent. Par ailleurs, le niveau d’endettement de certains pays pourrait également freiner la reprise. Sur le plan suisse, d’autres facteurs de risque résident dans la possibilité d’une poursuite de l’appréciation du franc en tant que valeur refuge, dans l’incertitude liée à l’évolution des relations avec l’Union européenne (UE) ou dans la mise en œuvre d’un impôt minimal mondial pour les entreprises.

Au niveau des branches, après un rebond dynamique largement partagé en 2021, la reprise devrait se poursuivre pour la majorité d’entre elles. La chimie-pharma ainsi que les activités immobilières et les services aux entreprises devraient afficher une forte croissance (plus de 2%) cette année comme l’an prochain. L’hôtellerie-restauration est dans la même situation, ce qui, dans son cas, reflète un rattrapage progressif, malgré des obstacles toujours présents, après un effondrement de l’activité en 2020. Dans le commerce, dans les transports et les communications, ainsi que dans les services publics et parapublics, une activité en forte croissance est attendue en 2022, puis un fléchissement et une croissance modérée (de 0,5% à 2%) en 2023. Après une forte croissance cette année, un repli modéré (entre -0,5% et -2%) est possible l’an prochain dans l’industrie des machines et l’horlogerie. À l’inverse, après une stagnation (évolution entre -0,5% et +0,5%) en 2022, les services financiers pourraient connaître une croissance modérée en 2023. Dans la construction, une stagnation est attendue cette année et l’an prochain.

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